Estival
Juban en crêpe de soie blanc ivoire, d’une grande douceur, non doublé. Son tissage présente un délicat relief grainé aux ondulations subtiles, qui lui confère beaucoup d’élégance. Des motifs ton sur ton, légèrement satinés et travaillés en damassé, se révèlent discrètement au gré de la lumière.
Le décor principal représente des roues de chariots à demi immergées dans des flots stylisés, faits de courbes et de tourbillons. Ce motif traditionnel très ancien, appelé Genji-guruma (源氏車), renvoie à l’époque de Heian, souvent considérée comme l’âge d’or de la culture aristocratique japonaise. Il évoque à lui seul le raffinement, l’élégance et le faste de la cour impériale.
Les roues font référence aux luxueux chariots employés autrefois par les membres de l’aristocratie. Afin d’éviter que leur bois ne se dessèche et ne se fissure, elles étaient régulièrement démontées puis plongées dans l’eau des rivières pour conserver leur humidité. Cette pratique est devenue un thème décoratif emblématique, associant les roues aux mouvements gracieux de l’eau.
Un faux col blanc est déjà cousu au col du juban, permettant de le porter tel quel. Par son coloris et la finesse de son décor, il accompagnera particulièrement bien un kimono formel ou habillé.
Ce juban convient plutôt à la saison estivale. Pour le cœur de l’été et les périodes de très forte chaleur, on privilégiera toutefois des matières encore plus légères, comme le lin ou une soie ajourée.
Très bon état.
FERMER UN JUBAN



Pour fermer le juban et le kimono (si vous portez votre juban sous un kimono), l'indispensable ceinture koshihimo, étroite en étamine, soie ou polyester très simple d’environ 3-4 cm de large se noue autour de la taille afin de le maintenir fermé. Une autre ceinture, un peu plus large (env 8 cm), le datejime se noue par-dessus le koshihimo et constitue un maintien efficace. Il est en soie, en polyester ou en "gomme" avec Velcro, très pratiques au début. Vous pouvez associer les 2 ensemble ou n'utiliser qu'une seule ceinture, selon vos préférences.
Un faux col (erishin), qui se glisse dans le col du juban pour donner une belle forme arrondie à l'encolure. Le col du juban est ensuite recouvert d'un autre faux-col décoratif qui est visible et dépasse légèrement du kimono. Le choix des matières, des couleurs et des motifs est vaste mais avec une tenue habillée ou officielle, il est toujours en soie blanche.