Printemps fleuri
Ce juban vintage en crêpe de soie, autrefois destiné à une jeune femme, est entièrement doublé et décoré d’une multitude de petites fleurs printanières aux couleurs éclatantes. Elles se déploient sur toute la surface du vêtement en un décor foisonnant, créant un magnifique contraste avec le fond noir, devenu presque invisible sous cette profusion florale.
Cette composition de fleurs stylisées est dominée par les fleurs de prunier (ume), auxquelles se mêlent de nombreuses autres fleurs dans des nuances de vert, bleu, orange, jaune et blanc. La densité du décor et la vivacité des couleurs produisent un effet presque pictural. Au Japon, la fleur de prunier est particulièrement appréciée pour sa floraison précoce, qui annonce la fin de l’hiver et l’arrivée prochaine du printemps. Elle est ainsi traditionnellement associée à la résilience, au renouveau et à la vitalité.
Doublure en soie rose fuchsia, en très bon état.
Le col en soie blanche a été laissé en l’état. Il gagnerait à être soigneusement replié vers l’intérieur et maintenu par quelques points de couture afin d’obtenir une finition nette. Un eri-shin, renfort de col semi-rigide, peut ensuite être glissé dans le han-eri afin de donner au col la tenue et la forme caractéristiques recherchées sous le kimono.
Excellent état général. Première moitié du XXe siècle.
La soie, de belle qualité, est remarquablement bien conservée. Une pièce rare au décor particulièrement spectaculaire.
FERMER UN JUBAN



Pour fermer le juban et le kimono (si vous portez votre juban sous un kimono), l'indispensable ceinture koshihimo, étroite en étamine, soie ou polyester très simple d’environ 3-4 cm de large se noue autour de la taille afin de le maintenir fermé. Une autre ceinture, un peu plus large (env 8 cm), le datejime se noue par-dessus le koshihimo et constitue un maintien efficace. Il est en soie, en polyester ou en "gomme" avec Velcro, très pratiques au début. Vous pouvez associer les 2 ensemble ou n'utiliser qu'une seule ceinture, selon vos préférences.
Un faux col (erishin), qui se glisse dans le col du juban pour donner une belle forme arrondie à l'encolure. Le col du juban est ensuite recouvert d'un autre faux-col décoratif qui est visible et dépasse légèrement du kimono. Le choix des matières, des couleurs et des motifs est vaste mais avec une tenue habillée ou officielle, il est toujours en soie blanche.