Juban en soie beige nuancé (or, sable selon la lumière), sans transparence, doublé partiellement (mi-dos et manches), qui offre un bon maintien. Le fond tissé d'un motif végétal tout en arabesques et entrelacs montre un léger relief. Des aplats colorés de nuances pastels ornés de lianes et feuilles de vigne rehaussent joliment l'ensemble. Ce motif de bon présage appelé karakusa au Japon est synonyme de prospérité en référence à la force vitale des plantes. Parmi ces motifs décoratifs les plus représentés au Japon, citons les feuilles de vigne, les pivoines et les chrysanthèmes qui rappellent les indiennes (cotonnades imprimées, sarasa), importées d'Inde et dont la vogue a été fulgurante dès leur apparition à la fin du 16e siècle en Europe comme au Japon.
Un faux col en soie blanche légèrement rigide est cousu sur le col et peut se découdre facilement pour l'entretien.
Pour fermer le juban et le kimono (si vous portez votre juban sous un kimono), l'indispensable ceinture koshihimo, étroite en étamine, soie ou polyester très simple d’environ 3-4 cm de large se noue autour de la taille afin de le maintenir fermé. Une autre ceinture, un peu plus large (env 8 cm), le datejime se noue par-dessus le koshihimo et constitue un maintien efficace. Il est en soie, en polyester ou en "gomme" avec Velcro, très pratiques au début. Vous pouvez associer les 2 ensemble ou n'utiliser qu'une seule ceinture, selon vos préférences.
Un faux col (erishin), qui se glisse dans le col du juban pour donner une belle forme arrondie à l'encolure. Le col du juban est ensuite recouvert d'un autre faux-col décoratif qui est visible et dépasse légèrement du kimono. Le choix des matières, des couleurs et des motifs est vaste mais avec une tenue habillée ou officielle, il est toujours en soie blanche.