Cortège officiel
Juban de demi-saison en soie fine, sans doublure, dans un élégant dégradé beige et marron. Un faux-col en soie marron est déjà cousu sur le col (surfil encore présent). Celui-ci est indispensable si vous portez votre juban sous un kimono. Il protège le col du juban et apporte une touche colorée discrète à l'ensemble de la tenue. Pendant les mois les plus chauds de l'été, les juban en soie même fine et non doublés sont plutôt remplacés par des tissages ajourés en soie ou en rayonne ou en lin.
Le haut du dos est orné d'une scène historique évoquant les longs cortèges de personnages importants ou de daimyô (voir: sankin-kôtai) qui se déplaçaient entre Edo et Kyoto au cours des années Edo (1603-1868). Le sankin-kōtai est le système de résidence alternée imposé aux daimyō par le shogunat Tokugawa. C’était une politique du Japon de l’époque d’Edo, particulièrement institutionnalisée sous le shogunat Tokugawa au XVIIᵉ siècle. Elle obligeait les daimyō (seigneurs féodaux) à alterner leur résidence entre leur domaine et Edo (l’actuelle Tokyo).
Le but principal était de les maintenir sous contrôle : les déplacements et le maintien d’une résidence à Edo coûtaient très cher, ce qui limitait leurs ressources et donc leur capacité à se rebeller. De plus, leurs familles restaient généralement à Edo, ce qui renforçait la surveillance exercée par le shogunat.
Ici, le cortège semble traverser les environs de Nikko (avec une vue du Toshogu). Les personnages portent des vestes haori adaptées au port du sabre et des hakama bouffants attachés au niveau des genoux pour faciliter la marche. En tête de cortège, porte-faix et divers porteurs.
Excellent état, peu porté.
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Le juban se ferme croisé comme le kimono, côté gauche sur côté droit, à l'aide d'une fine ceinture koshihimo (à gauche) ou datejime (à droite). Le col se croise assez haut sous la pomme d'Adam et dépasse légèrement du col du kimono. Vous pouvez en choisir la couleur librement mais avec un kimono formel noir, il doit être blanc. Le bord des manches ne dépasse pas des manches du kimono. Les tabi se mettent toujours en premier avant les sous-vêtements !
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Le juban est également à l'honneur lors d'un matsuri à Shikoku ! Porté ici avec un heko-obi.